Chroniques d’unefille ordinaire
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ISWC : la carte d’identité de l’œuvre musicale

L’ISWC identifie l’œuvre musicale, c’est-à-dire la création immatérielle composée de musique, avec ou sans paroles. Il reste distinct des enregistrements qui donnent à entendre cette œuvre.

Une œuvre, au-delà de ses versions

ISWC signifie International Standard Musical Work Code. Une œuvre peut être interprétée par plusieurs artistes, enregistrée en studio ou en concert et circuler dans différents pays tout en conservant son identité d’œuvre.

L’ISWC ne sert pas à identifier un fichier audio, une vidéo, une édition physique ou une diffusion. Ces manifestations utilisent d’autres identifiants, notamment l’ISRC pour l’enregistrement.

Les informations associées

L’attribution repose sur des métadonnées minimales : un titre original, les créateurs et leurs rôles, leurs identifiants IPI et, lorsqu’il s’agit d’une adaptation ou d’un arrangement, le lien avec l’œuvre antérieure.

Qui attribue l’ISWC ?

Les agences d’enregistrement autorisées attribuent les ISWC. Pour une œuvre nouvelle, l’identifiant est généralement produit dans le cadre de sa déclaration auprès de la société compétente. Un créateur ne fabrique pas lui-même son ISWC.

Ce que le code ne prouve pas

  • Il ne constitue pas à lui seul une preuve de droit d’auteur.
  • Il n’indique pas toutes les parts contractuelles des ayants droit.
  • Il ne fournit pas le nombre de streams ou de diffusions.
  • Il ne remplace pas l’identification d’un enregistrement.

Dans l’Observatoire CFO

L’ISWC permet de regrouper correctement les versions qui relèvent d’une même œuvre, sans additionner automatiquement des métriques incompatibles. CFO distingue toujours la trajectoire de l’œuvre de celle de chaque enregistrement.

À retenir

L’ISWC suit l’œuvre ; l’ISRC suit l’enregistrement. Leur correspondance est l’une des clés d’une donnée musicale fiable.

Sources : présentation officielle de l’ISWC et modalités d’attribution.