Le mot « producteur » est l’un des plus ambigus de l’industrie musicale. Dans la musique enregistrée, le producteur phonographique est celui qui porte la réalisation du phonogramme, c’est-à-dire l’enregistrement exploité ensuite en CD, téléchargement ou streaming.
Le producteur phonographique
Il engage les moyens nécessaires à la production de l’enregistrement et organise son exploitation. Il se situe donc du côté du master, à distinguer de l’œuvre écrite et composée.
Et le label ?
Le label développe et commercialise des projets de musique enregistrée. Selon le contrat et l’organisation de la structure, il peut être lui-même producteur phonographique ou travailler avec un producteur distinct. « Label » est donc une fonction économique et commerciale plus large qu’un simple nom apposé sur une pochette.
Produire n’est pas composer
Financer et exploiter un enregistrement ne signifie pas en avoir composé la musique. De même, le « producer » crédité artistiquement dans certains répertoires peut correspondre au réalisateur musical et non au producteur phonographique au sens juridique français.
Le cas Marine
La carrière discographique de Marine s’inscrit aujourd’hui dans l’écosystème d’une major. Son passage de l’autopublication de Ma faute à un premier album accompagné par une grande structure constitue un cas concret particulièrement intéressant pour comprendre ce que change l’intervention d’un label : financement, fabrication, distribution, marketing et promotion. CFO distinguera cependant les éléments publiquement documentés des clauses contractuelles qui restent privées.