L’ISRC identifie un enregistrement sonore ou un clip musical précis. Il permet aux acteurs de l’industrie de parler du même master sans dépendre du titre, de la langue ou de la plateforme qui le diffuse.
Ce que l’ISRC identifie
ISRC signifie International Standard Recording Code. Il est attaché à une fixation précise : version studio, live, remix, version acoustique ou nouvelle interprétation. Si le contenu sonore change de manière substantielle, un nouvel ISRC est normalement nécessaire.
Le code ne désigne pas la chanson au sens de composition. Il ne remplace donc pas l’ISWC, qui identifie l’œuvre musicale sous-jacente.
Comment lire le code
Un ISRC comporte douze caractères. Sa structure associe un préfixe attribué au déclarant, une année de référence et un numéro de désignation. Les séparateurs éventuellement affichés servent à la lecture et ne font pas partie des données échangées.
Qui l’attribue ?
Le producteur ou le titulaire de l’enregistrement attribue généralement l’ISRC à partir d’un préfixe obtenu auprès d’une agence nationale ou d’un gestionnaire autorisé. Un distributeur peut aussi assurer cette opération selon l’organisation du projet.
Trois erreurs fréquentes
- Réutiliser l’ISRC d’une version studio pour une version live réellement différente.
- Créer un nouvel ISRC uniquement parce que le même master change de plateforme ou de territoire.
- Présenter l’ISRC comme une preuve de propriété ou comme un identifiant de l’auteur.
Dans l’Observatoire CFO
L’ISRC doit permettre de rapprocher les données d’un même enregistrement entre plateformes, classements et diffusions. CFO conserve aussi le titre, l’artiste, la version, la date et la source, car un code isolé ne suffit pas à interpréter une trajectoire.
À retenir
Un enregistrement précis = un ISRC. Une même œuvre peut produire plusieurs enregistrements et donc plusieurs ISRC.
Source : manuel officiel de l’ISRC — IFPI.